Ta zone de confort : tu la quittes… ou tu lui récites des poèmes jusqu'à ce qu'elle s'ouvre ?
Dans mon premier post, j'ai abordé la question de la confiance en soi, que je trouve étroitement liée à la notion de zone de confort. Cette zone, c'est un espace où l'on se sent bien, où l'on évolue dans le connu, là où l'on a l'impression de maîtriser les choses. Je concluais alors par ces mots : « agir en confiance, c'est permettre à ton Être de révéler tout son potentiel ! ». Et voilà que, tout à coup, une question s'est imposée à moi : est-ce que mon potentiel s'épanouit vraiment dans ma zone de confort ? Est-ce que cet espace sécurisant, où tout est sous contrôle, est réellement celui qui me permet de m'épanouir pleinement ? C'est là que la fameuse phrase, entendue mille fois, fait son entrée :
"Il faut sortir de sa zone de confort."
Mais franchement… est-ce que ça sonne pas un peu comme une injonction déguisée en bienveillance ? Dans cette formule, soi-disant tournée vers notre évolution personnelle, je sens un petit malaise qui pointe le bout de son nez. Une confusion, même.
Si on commençait par le commencement, qu'est-ce qu'une zone de confort ? Une zone de confort est un champ de compétences, un endroit, quelque chose en laquelle une personne se sent bien, se sent sereine. Donc la zone de confort serait liée à un espace bien-être personnel. Et là, se pose une vraie question : pourquoi devrait-on en sortir, si c'est un endroit qui nous fait du bien ?
L'étymologie même du verbe sortir fait référence au fait de mettre brutalement quelque chose hors de, tirer dehors.
Par conséquent, sortir de sa zone de confort revient à se faire violence en se tirant en dehors de quelque chose qui nous fait du bien. Sortir, c'est quitter. Et quand on quitte quelque chose, c'est souvent pour ne pas y revenir. Alors pourquoi délaisser une part de nous qui nous apaise, pour aller chercher je-ne-sais-quoi ailleurs — sans garantie de le retrouver ?
C'est là que, pour moi, un petit changement de vocabulaire change tout. Si au lieu de sortir de notre zone de confort… on choisissait de l'élargir ? L'élargir, c'est l'ouvrir. C'est faire grandir l'espace où l'on se sent bien, plutôt que de s'en éloigner.
Pas fuir un confort, mais étendre notre liberté d'y être bien dans de nouveaux contextes, de nouvelles expériences.
Par conséquent, il me semble plus pertinent d'utiliser l'expression élargir sa zone de confort car il y a une action positive à étendre l'espace dans lequel on se sent bien ; l'objectif n'étant pas d'en quitter un au profit d'un autre.

Personnellement, c'est ce que j'ai choisi de faire. Depuis plusieurs mois, voire quelques années maintenant, j'ai entamé un travail personnel en profondeur, pour être toujours un peu plus en phase avec qui je suis. Parce que ce que je fais avec vous, dans les accompagnements que je propose, je me dois de le vivre moi aussi. Sinon, ça n'aurait pas de sens. Je me trimbale chaque jour avec mon propre sac à dos bien rempli : de matières, d'émotions, de doutes aussi. Pas après pas. Respiration après respiration. Et même si je le porte longtemps, ce sac, je marche un peu plus aligné, chaque jour, avec qui je suis.
En somme, élargir sa zone de confort, c'est un voyage qui ne se fait pas en un jour. C'est un processus personnel, unique, qui peut parfois être surprenant ou inconfortable, mais toujours enrichissant.
Et toi, quelle est ta vision de la zone de confort ? Est-ce que tu choisis de l'élargir, de la redéfinir, ou d'y rester ? J'aimerais beaucoup connaître ton point de vue ou ton expérience.
N'hésite pas à partager en commentaire ce que tu ressens à ce sujet ! C'est dans l'échange que nous grandissons ensemble.
Envie d'élargir ta propre zone de confort ? Découvre mes accompagnements.
Damien



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