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Pouvoir ou devoir... ou quand les mots impactent nos relations !

22 sept.
3 min de lecture

Dans mon précédent post, nous avons exploré la notion de bientraitance, cette posture respectueuse et équilibrée qui prend soin de l'autre sans imposer de contraintes. Ce respect du libre arbitre, cette écoute attentive, nous invite à réfléchir sur la manière dont nous interagissons avec ceux qui nous entourent, non seulement par nos gestes, mais aussi par nos mots.

Les mots ont un pouvoir immense. Ils transmettent des vibrations qui résonnent dans l'énergie de ceux qui les reçoivent.

À travers l'usage de termes comme « devoir » ou « pouvoir », nous influençons la perception que l'autre a de lui-même et de ses capacités. Dans ce qui suit, je propose d'approfondir cette idée, en explorant l'opposition étymologique entre ces deux verbes, souvent perçus comme des mots de force, et comprendre comment ils façonnent nos relations et nos choix. Le choix des mots dans la communication interpersonnelle est essentiel. Les mots ont une vibration.

Ce sont des sons porteurs de sens et d'intentions, qui résonnent dans l'énergie de la personne qui les reçoit.

Vous avez peut-être déjà vu cette expérience où l'on déverse des mots blessants ou des mots positifs sur un bocal de riz ou une plante. Dans un cas, la plante se fane et le riz pourrit. Dans l'autre, c'est l'épanouissement et la blancheur. Les mots, en effet, influencent profondément l'environnement et la personne qui les reçoit.


Il est donc crucial de choisir soigneusement les mots que nous utilisons, car ils émettent une vibration. Il est bon d'éviter de dire à quelqu'un qu'il « doit » ou qu'il « devrait » faire quelque chose, car ces mots véhiculent une vibration d'obligation, de jugement, une forme de pression externe. On exerce alors une force sur la personne, ce qui peut altérer son bien-être.

Essayons plutôt d'utiliser le verbe « pouvoir » : « Tu peux faire ça », « Tu pourrais envisager ceci ». Ce choix de mots fait une différence subtile mais puissante. Il met en lumière la capacité de l'autre à agir, à choisir, à se réaliser. Vous lui envoyez une vibration de confiance, de respect, de liberté. Vous lui montrez qu'il possède en lui les ressources nécessaires.

Imaginons une conversation entre deux personnes dans un moment de notre quotidien dont on raffole : « Tu dois absolument faire les courses aujourd'hui » versus « Tu peux faire les courses aujourd'hui si tu en as le temps ».


©Damien BURET-DIAS EI
©Damien BURET-DIAS EI

Dans le premier cas, le mot « dois » impose une obligation. La personne peut ressentir cela comme une pression, une contrainte à laquelle elle n'a pas consenti. Cela peut créer un sentiment de frustration ou de rébellion, car il n'y a pas de place pour la négociation ou le libre choix. Étymologiquement, le verbe "devoir" implique d'être obligé envers quelqu'un ou tenu à quelque chose sur le plan moral par exemple. C'est tout simplement un ordre.


Dans le second cas, « peux » laisse place à l'autonomie. En disant « tu peux », on offre une possibilité, une invitation. L'autre personne se sent respectée dans son libre arbitre et plus encline à agir de manière proactive, car la décision lui appartient entièrement. Il n'y a pas de jugement, simplement une suggestion qui respecte les limites et les choix de chacun. Là, il y a une bascule qui s'opère car le verbe "pouvoir" permet un transfert d'autorité : elle est en mesure de faire cette action, elle a le crédit de la réaliser.


L'essentiel, c'est de respecter son libre arbitre. En utilisant « pouvoir », on ne lui impose rien, on lui offre une possibilité. Libre à elle de faire son choix en toute autonomie. Au fond, choisir entre « pouvoir » et « devoir » n'est pas qu'une simple question de mots. C'est un véritable acte de liberté, un petit geste qui peut changer toute l'énergie d'une conversation. Et soyons honnêtes, qui n'a jamais voulu échapper à ce fameux « tu dois » qui traîne comme un poids sur les épaules ?


Alors oui, je suis d'accord avec ce que vous pourriez vous dire en lisant cette conclusion. Ce n'est pas facile de se dépêtrer d'automatismes linguistiques mais ça peut valoir le coup, ponctuellement, de se prendre un temps pour changer de posture. La prochaine fois que vous vous retrouverez face à un dilemme verbal, demandez-vous : « Est-ce que je veux vraiment imposer une obligation, ou offrir une possibilité ? » Parce qu'après tout, donner à l'autre le pouvoir de choisir, c'est aussi lui offrir un peu de légèreté… et ça fait toute la différence !


Et vous, dans vos relations, est-ce que vous avez déjà pris conscience de la puissance de ces deux verbes ? Laquelle de ces vibrations vous semble la plus juste ?


Laissez vos réflexions en commentaire, j'ai hâte de vous lire !


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Damien

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